Archive for juin, 2006

juin 30 2006

Pédales douces

Published by Benjamin Lemaire under Non classé

Madame Vacances a tout juste le temps de pointer le bout de son nez que déjà le monde entier à les yeux rivés sur l’Europe. Entre les dégénérés du ballon monochrome et les tri-pédaleux (si, si comptez bien), cette espèce de bandes de fous multicolores. Oui, car tout est là : les pédales. C’est a se demander si les hommes aux (en deux mots) vélos feraient sans elles. Car les pédales sont les plus importants élements du système mécanique (et politique à Paris). Néanmoins, comme dans tout système mécanique, il faut un élement moteur : l’EPO (Energie Pleine d’Oligo-élements) qui est au vélo ce que le poppers est aux élements sus-nommés.
“Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains

Et bien il disait pas que des conneries Yves, c’est qu’il avait oublié d’être con celui là (aussi) ! Mais cette bande d’ahuris, tellement pressés qu’ils n’ont jamais eu l’idée de prendre un moyen de locomotion plus rapide que leurs cyniques vélocypèdes, ne pense qu’à une chose : obtenir le fameux maillot jaune, couleur de l’urine de ceux qui peuvent rester sur le route. Et cette celerité dans l’action, la réaction (mais pas la reflexion donc la célérité dépasse aisément celle de la lumière) qui rappelle étrangement celle qu’un footballeur en crise de dribble. Décidément c’est une épidémie.

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juin 26 2006

Tout fout le camp !

Published by Benjamin Lemaire under Non classé

Je suis vieux. C’est décidé, ce lundi 26 juin 2006, je suis devenu vieux. C’est incontestable. Dès l’instant où ma vie a basculé dans ce 26e jour du 6e mois de 2006 les choses ont changé du tout au tout. Sans tomber dans le syndrome de Peter Pan, aussi tentant que le côté obscur de ma force, je regrette infiniment ma jeunesse dejà si loin.
Plus le temps passe, plus je me rends compte que malgré tout le rabâchage incessant de notre société consumériste (à laquelle j’adhère évidemment à force de formatage ininterrompu et ce malgré l’absence de recepteur télévisuel à mon domicile), ce n’est pas ni l’argent ou les biens qui sont les choses les plus précieuses ; pas plus que ce que défendent les films moralisateurs prosélytes hollywoodiens comme l’amour, la liberté ou je ne sais encore trop quelle connerie : c’est le temps !
Déjà parcequ’avec le temps tout s’en va ! Ca c’est une preuve déjà, et c’est pas moi qui le dit, c’est Léo (le grand, pas Legrand). Ensuite comme dit Georges, le temps ne fait rien aux affaires, l’argent c’est là où pas, ça n’arrive pas seul ! Quand à l’amour, tout le monde sait que le temps de l’amour c’est long et c’est court, en gros on en sait rien et quand on sait pas, on ferme sa gueule et on réfléchi. Bref : tout fout le camp sans concentration !
Je me dois de l’avouer, je regrette ma jeunesse. On dit qu’il ne faut rien regretter, et c’est vrai, sinon on passerait tout le reste de sa vie à blafarder ce que l’on a déjà brûlé, a commencer par mes doigts en faisant cuire le bifteak ce midi. Je découvre avec amertume, déception mais surtout ironie toute la sagesse de l’enseignement de mes parents, qu’à l’instar de n’importe quel enfant je taxais de radotage ou de je ne sais quel mal de la sénilité que j’ai désormais moi même malencontreusement atteint. Pourtant ils avaient raison : se coucher après le film sur soir, insister pour payer l’addition sur restaurant, apporter des fleurs et une bouteille de vin quand on est invité quelque part, se lever le matin pour travailler et surtout apprendre. Je regrette le Lycée, je regrette le collège, le pitite école primaire de Saint-Menges.
Mon ami Jean De La Bruyère (que j’ai bien connu au vu de ma sénilité bien acquise) disait : “regretter ce que l’on aime est un bien, en comparaison de vivre avec ce que l’on hait”. En voilà un qui avait oublié d’être con. Seulement moi je n’oublie pas. Comme certains regrette la terreur et la guillotine, comme d’autres regrette l’Edit de Nantes, je regrette ma jeunesse, celle qui est partie et qui ne reviendra pas. Le pire, c’est que c’est regrettissance néo-post-adolescente me prends tout mon temps. Je n’ai plus simplement le temps de vivre, si tant est que j’y ai jamais réussi. Même quand je me repose, cette pensée lancinante du travail à faire me taraude ! C’est du harcèlement. Mais la je ne peux pas porter plainte, vu que c’est voulu. La volonté de s’intégrer à la société relève quelque part d’une certaine forme de masochisme. Condamnés à souffrir pour s’intégrer à un monde que l’on méprise et on n’aime point et qui vous prédestine à souffrir. C’est donner le bâton pour se faire frapper. C’est, pour paraphraser Lénine, vendre la corde qui servira à nous pendre. C’est là toute l’ironie et le pathétique des sociétés humaines.
Je crois que si on lançait un loto du temps, je serais le premier à m’y inscrire. Je parie sur la case “si”.

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juin 25 2006

One more time…

Published by Benjamin Lemaire under Non classé

Pour échapper à la horde mugissante des fervants amateurs fous de balle, je décide ce matin de prendre mon petit métro parisien afin de faire ma petite promenade matinale dans les jardins parisiens et prendre quelques clichés dont moi seul comprends l’intérêt. Je descends donc me petit escaltor gris mochâtre qui me guide tout droit vers les galeries anales parisiennes. Après quelques temps d’attente, aglutiné à d’autres personnes qui comme moi semblent vouloir fuir l’extrême agitation actuelle ainsi qu’à un étranger lisant L’Equipe, l’évènement arrive. Je monte d’un pas totalement quelconque dans l’engin et m’assied sur un des jolies strapontins en cuir marrons. Ceux qui faut faire attention à pas ce coincer les doigts dedans. C’est alors que le plaisir m’envahit. Mise à part une page de Minute, le monde entier semble démuni du moindre intérêt footballiste et même sportif ! Quel moment de détente suprême… Mais rapidement ce moment orgasmique s’arrête à la vision d’une publicité, disons le, de merde, annonçant : TOUS SUR LE TOUR DE FRANCE 2006. Et là, c’est le drame. Bien loin des efforts balloniques, me voici confronté au future drame. A peine la coupe dite du monde m’aura t’elle achevée que je vais encore devoir subir à grands coups médiatiques les hordes vulgaires d’omnivores feintant la sodomie avec un vélocipède multicoloré, soutenu par les foules hurlantes et hysteriques risquant leurs vies pour écrire un “Allez l’Heupého” ou “Vive Créatine” sur les routes flambant neuves, tout juste renové par les conseils régionaux fiers, à l’approche des élections, de se montrer à la télévision en compagnie d’anciens débris cyclopédiques. Vivement les jeuzolimpik.

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juin 22 2006

Nous n’avons pas les même valeurs…

Published by Benjamin Lemaire under Non classé

Jay-Z, rappeur bien connu des fans de rap, mais également par la population acerbe et vile uniquement mise en vibration par les concerts de la Star Academy et les hurlements d’Amel Bent, voire même pour certains (certaines?) par les beuglement sauvages de Johnny Hallyday. Bref, Jay-Z (prononcez Djézi, c’est un nom de fourbe ça encore) le célèbre mari de la chanteuse tout aussi celèbre Beyonce (la même qui avait massacré la BO des Choristes pendant les Oscar), vient de décréter (sur ordre de sa majesté “Lui Même”) que le sublime champagne Roederer ne serait plus servis dans ses clubs (après épuisement des stocks bien entendus, on en va quand même pas jetter ce que l’on a acheter à la sueur de postillons). Frédéric Rouzaud, directeur général de Roederer, qui, même s’il n’aime pas le dire de la sorte, rétorque poliment à son homologue (enfin presque) rappeur qu’il s’en bat les steaks (NB : manière osée de dire “s’en moquer”).
A défaut de parler un français correct, Jay-Z a déclaré dans un anglais tout aussi lamentable de fautes synthaxiques que le terme «attention malvenue» utilisée par l’ami Rouzaud était un propos selon lui raciste. A noté bien entendu que Djézi n’a probablement jamais été assez loin dans ses études pour analyser la simple définition de ce mot. Lui qui défends sur scène les jeunes du bronx en criant “fuck the government”, juste avant de s’arroser de Roederer Cristal à 300$ la bouteille, risque en effet de faire basculer le marché de Roederer, puisqu’il incite les jeunes et les rappeurs à boycotter le champagne de cette maison. Bien entendu, Djézi ne s’est probablement jamais assez approché de la fosse présente devant sa scène pour se rendre compte que ses fans du Bronx n’avaient peut être pas les même moyens que lui en matière de boisson gazeuse.

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