Archive pour mars, 2007

Drapeau en berne !

Publié le 17 mars 2007 à 0:00

« Si c’est ça -la France- moderne, ben moi j’mets moi drapeau en berne et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent ! Si tu rêves d’avoir un pays, ben moi j’te l’dis t’as plus de chance de gagner à la loterie ».
Ainsi pourrais-je reprendre aujourd’hui reprendre le refrain des Cowboys Fringants à la vue de l’état de la débâcle médiatique qu’on appelle campagne présidentielle. A grand coup de propos démagogiques les quatre présidentiables se moquent ouvertement des français censés les élire : refus de reconnaissance du vote blanc, programme incensé à en voir leur montant d’application, des propos aussi vagues qu’inconséquents, le refus d’inscription automatique sur les listes électorales etc.

D’ailleurs ces même Cowboys Fringants ajoutaient :
«  C’est ça l’problème de ma patrie, c’est qu’y'a personne pour s’indigner contre la fausse démocratie qui sert les riches et les banquiers. Dans cette contrée peuplée d’ignares, faut pas trop s’rappeler d’son histoire. Ici y’a juste les plaques de char qu’y ont encore un ti-peu d’mémoire… »

La campagne médiatique fait rage, mettant de côté tour à tour les sujets essentiels : le niveau inquiétant de l’éducation primaire, l’inaccessibilité de la culture qui devrait être à la base de l’identité nationale que tout le mode voudrait s’approprier, la simplification des démarches administratives etc. Finalement ces principaux thèmes que nos présidentiables refusent d’aborder ne sont que les objets qu’ont annexés les différents dictateurs qui se sont suivis dans l’histoire. En s’appropriant l’éducation ils ont supprimé la possibilité de s’exprimer, en contrôlant la culture ils se sont installés dans les esprits et finalement en complexifiant la démocratie et les fonctions de l’Etat ils ont rendus inaccessibles toute contestation de leur peuple.

Dernier exemple de ce contrôle du fonctionnement, le système des parrainages devenus cible médiatique numéro un ces jours ci. Hier, Rachid Nekkaz, 521 maires à l’appui, a du abandonner sa campagne électorale suite à de nombreuses pressions effectuées sur ses parrains. (voir ici sa réaction). J’ai malheureusement peur qu’il faille s’attendre à des débordements de plus en plus nombreux jusqu’à l’obtention officielle du nom de notre futur gouverneur… Car à défaut de partager les même idéaux politiques que M. Nekkaz, j’admire la force avec laquelle il tente, non pas d’imposer ses idées mais la façon qu’il a de concevoir la République. Notre République.

DIEU EST MORT !

Publié le 16 mars 2007 à 0:00

C’est officiel, l’AFP vient de m’envoyer un communiqué très spécial, Dieu est décédé cette nuit dans sa résidence paradisiaque des suites d’une longue maladie, ce qui vient confirmer les propos de notre Nostradamus contemporain, Friedrich Nietzsche. Né euh… né… y’a très longtemps, on ne connaît que bien peu d’informations sur le père noël de la religion si ce n’est une liaison bien particulière. On a en effet souvent entendu parler de sa grande Clémence.

A l’annonce de cette nouvelle, les réactions ne se sont pas faites attendre. Jacques Chirac salue la mémoire d’un « géant de la littérature ». Georges Bush, le président américain note de son côté qu’il aura « inspirer l’humanité » rejoignant son homologue monténégrin, Filip Vujanović qui regrette la disparition « d’un monument historique ». Nursultan Nazarbayev quant à lui affirme vouloir stopper les génocides ce dimanche en hommage à cette disparition tandis Aga Khan IV déplore la perte d’un « rival de taille ». France 2 rendra hommage à Dieu ce soir dans un magnifique documentaire intitulé « On ne fait pas d’homélie sans casser Dieu » alors que TF1 diffusera en parallèle « Dieu et dieu font trois ». Personnellement, je ne rendrai aucun hommage, je suis athée, Dieu merci ! Cependant, j’aimerai vous faire part d’une entrevue exclusive que m’a offert Jean-Ernest de Galilée, un ami proche de Dieu..

B.L. : Comment qualifieriez vous Dieu ?
J.E.G. : C’était quelqu’un de bon. Infiniment bon. Il était très dur envers Lui-même mais en même temps très humain. (rires) Et Il avait surtout beaucoup d’humour. Ca, se fendre la gueule Il aimait bien !
B.L. : Expliquez nous ?
J.E.G. : Et bien quand on s’emmerdais à Paradise 4, Sa résidence secondaire, Il inventait tout un tas de trucs. Juste pour rire. La peste, le tsunami. Roh, le tsunami, on s’est bien marrés. On a tous donné un coup de poing et hoplà. Enfin c’est Dieu qui a gagné, mais je Le soupçonne de ne pas être aussi équitable qu’on veut bien le dire.
B.L. : Oh bon Dieu…
J.E.G. : J’vous en prie ! Il a fait des trucs inavouables. Maintenant qu’il est mort je peux le dire, mais… les défaites du P.S.G.… c’était Lui !
B.L. : Vous étiez proche de Dieu ?
J.E.G. : Ah ça oui. En fait Il est longtemps sorti avec ma sœur.
B.L. : Ils ont eu un fils ensemble je crois ?
J.E.G. : Oui effectivement, un bon à rien. D’ailleurs il n’a jamais quitté ses parents. Toujours là, assis à droite. Un légume !
B.L. : Est-ce que c’était un homme occupé ?
J.E.G. : Moins depuis 400 ans. Il s’était mis en pré retraite et avait revendu une grosse partie de Ses biens. En fait Il a gardé uniquement la Terre, la Lune et puis Sa préférée, Jupiter. Il a revendu F3YU. Faut dire les extra terrestres c’est tellement le bordel.
B.L. : Comment ça ?
J.E.G. : Bah les humains c’est con, ça écoute bien comme il faut. C’est pas aussi facile qu’avec les mouches mais globalement on s’en sort. La différence avec les mouches c’est qu’Il a été obligé de se dédoubler et d‘écrire des tas de bouquins différents pour qu’on croit en lui. Parce que y’a des sceptiques chez les humains. Des mecs que si Dieu se présentait devant ils Lui auraient Sa carte d’identité. Sur Terre Il a même été obligé d’apprendre l’arabe pour écrire un bouquin que tout le monde Le comprenne.
B.L. : Donc ce n’est pas Dieu qui contrôle les extra-terrestres ?
J.E.G. : Ah bah non, réfléchissez. Il ne les aurait pas mis aussi loin. Ca s’est décidé au Conseil Intersidéral des Dieux qui Existent. Parce que bon, bah le problème c’est que ça fait deux fois plus de boulot et beaucoup de déplacements. Surtout que La Terre / F3YU c’est quand même 34 ans de transports aller-retour !.
B.L. : Mais que va devenir le monde maintenant que Dieu est mort ?
J.E.G. : Bah… on va en trouver un autre. Sinon, il va falloir faire avec.
B.L. : Vous voulez dire sans ?
J.E.G. : Bah non, un seul ça ira. (rires)
B.L. : Non, je voulais dire faire sans.
J.E.G. : Bon, je vous en prie je ne vous fait pas des remarques désobligeantes sur vos questions. Oui, il faudrait faire ça. Il va falloir redouter le pire : des guerres, la famine, la flambée de l’immobilier, la descente du PSG en L2, Royal présidente…

Décidément, c’est une bien triste nouvelle.

Hommage à Lucie Aubrac

Publié le 15 mars 2007 à 0:00

Cette nuit, Madame Lucie Aubrac née Bernard nous a quitté, laissant derrière elle son mari Raymond. Née d’une famille de maraîchers le 29 juin 1912, elle se destin à devenir institutrice après la fin de la première guerre mondiale. Après de brillante étude, la future grande dame de la « guerre de 40 », la Jean Moulin féminine, passe avec succès le concours de l’Ecole Normale. Le caractère déjà bien forgé, elle refuse à 17 ans le port de l’uniforme et l’univers carcéral que représente pour elle l’internat et décide de s’installer à Paris. Elle fait la plonge dans un restaurant afin de gagner sa vie et poursuit ses études en parallèle : elle obtiendra son baccalauréat, deux certificats (d’Histoire et de géographie) à la Sorbonne –où elle rencontrera son mari- et finira agrégée d’Histoire. Fille de l’Entre-Deux-Guerre, elle perçoit avec forces les douleurs de son temps au contact des jeunes européens qu’elle rencontre et prends rapidement conscience des dangers du fascisme qui monte en puissance. En 1936, elle se rends à Berlin à l’occasion des jeux olympiques et repartira profondément outrée des premières ravages de l’antisémitisme nazi.
Juin 1940 : la France humiliée signe l’armistice avec Hitler et le gouvernement de Vichy se met en place ouvrant la voix de la collaboration. Nuitamment s’ouvre une seconde voix dans l’ombre et la clandestinité dont Lucie et Samuel, son mari, furent des figures légendaires. Ils s’engagent tous deux dans la résistance à Lyon et créent Libération-Sud. Raymond devint alors membre de l’état-major de l’armée secrète de Delestraint. Arrêté puis relâché le 15 juin 1943 par la milice, il fut à nouveau arrêté par la Gestapo le 21 juin 1943 à Caluire, avec Jean Moulin. Lucie prends la tête d’un commando armé et lance une opération militaire pour libérer son mari. Ils quittent ensemble la France en février 1944 pour rejoindre De Gaulle à Londres puis à Alger. A la fin de la guerre, elle fut chargée de la mise en place des comités départementaux de libération, puis déléguée à l’Assemblée Consultative. Raymond devint le plus jeune commissaire de la République (1944-45) puis entra au ministère de la Reconstruction et s’occupa du déminage du pays (1945-1948). Refusant de se servir de son passé d’héroïne de la Résistance pour faire une carrière politique, Lucie Aubrac reprit ses activités d’enseignante et de femme engagée, au Maroc et durant la guerre d’Algérie. Elle prends sa retraite quelques dizaines d’années après mais continue de silloner la France afin de parler de ses expériences. C’est à cette occasion que j’ai rencontre cette merveilleuse femme il y a quelques années. De passage dans mes Ardennes natales, cette nonagénaire remplie d’une énergie peu commune est venue à nous pour expliquer que la résistance n’est pas uniquement une valeur existante en période de guerre. Résister, refuser, être prêt à monter en première ligne pour défendre sa liberté est un acte de citoyenneté. En temps de paix, c’est le vote qui confère à tous cette chance de pouvoir donner son avis. Il faut donc en faire bon usage.
L’héroïsme chevaleresque de la Résistance restera longtemps gravé dans les manuels d’Histoire, tout comme cette rencontre restera dans ma mémoire.

Point politique

Publié le 14 mars 2007 à 0:00

Un point sur la journée d’hier riche en informations :
JT de TF1 : Ségogol affirme avoir un projet (!) à l’opposé du « candidat de droite », n’osant pas nommé celui qui l’a humilié au soir des élections législatives. Démagogique, la candidate du PS préfère toucher les opposants UMPistes plutôt que de proposer un réel projet pour la France, pour l’avenir.
Chez Fogiel, en direct : José Bové annonce qu’il aura ses 500 signatures le dernier jour. Prenant exemple sur leur collègue opposé du Front National, Bové et ses collègues révolutionnaires disperseurs de voix gauchistes.
AFP nous information que Philippe de Villiers a déposé ses 530 signatures : « Ma candidature, avec les 530 parrainages déposés, c’est la voix de la France libre », a affirmé le candidat d’extrême droite, qui s’est présenté comme « l’homme du patriotisme ».
Bayrou à Drancy déclare : « Réunir et pas diviser, c’est aussi cela l’identité de la République française ». Et sinon ? Un programme ?
Sarkozy à Besançon parle enfin de culture pour de vrai : « A l’origine de la crise de l’identité nationale, il y a le renoncement culturel ». Bravo ! Enfin un candidat qui comprend qu’à travers la culture peut passer toutes les valeurs qu’elles soient éducatives ou citoyennes.
Sinon, hier nous fêtions le triste 59 ème anniversaire de la loi « Marthe Richard » qui a fait fermé les dernières maisons closes.