mai 28 2007
Clap de fin pour Cannes
Les paillettes retombent, on se démaquille, le festival de Cannes se termine sur un palmarès plutôt sombre.
La Palme d’Or attribuée au roumain Cristian Mungiu pour son deuxième film « Quatre mois, trois semaines et deux nuits » est le reflet de ce festival. Le jeune réalisateur porte à l’écran le portrait d’une femme qui aide sa meilleure amie à avorter dans la Roumanie des années 80’s. Sans grande pompe, sans mise en scène poussée, Mungiu montre crûment à la manière des frères Dardennes une histoire naturelle et… un fœtus mort qui créé la polémique. A noter également la prestation impressionnante de la comédienne principale Anamaria Maranca.
Le choix du jury, présidé par le réalisateur Stephen Frears, nous amène à penser que le cinéma n’est pas seulement une suite de comédies : c’est également un moment qui peut parfois être dur à regarder. Cru aussi.
Le prix d’interprétation féminine revient à l’actrice du film coréen « Secret Sunshine », Jeon Do Yeon, histoire d’une femme qui se fais enlever et tuer son enfant avec la mort de son compagnon… Guère plus drôle, le prix de la mise en scène est attribué à Julian Schabnel pour « Le scaphandre et le papillon » où Matthieu Amalric tiens le rôle de Jean-Dominique Dauby, ex-redacteur en chef atteint brusquement du locked-in syndrome (LIS) qui le paralyse entièrement et le force à vivre sans parler. Fatih Akin, chouchou du public cannois repars lui avec le prix du scénario. « Persepolis » la magnifique adaptation de la bandé dessinée du même nom de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud reçoit le prix du jury de même que « Lumière silencieuse » de Carlos Reygadas.
Tous les gros noms de Tarantino aux frères Cohen repartent bredouilles.
Cannes larmoie, les films passent.