sept
21
2007
On savait déjà depuis un moment que Bernard Laporte allait rejoindre le gouvernement après la Coupe du Monde de Rugby. Même s’il perd. Si si. L’actuel sélectionneur du XV de France devrait logiquement récupérer le portefeuille des sports. Selon une source proche du gouvernement, la navigatrice Maud Fontenoy (ci-dessous), la navigatrice à qui Nicolas Sarkozy avait remis la Légion d’Honneur, devrait elle se voir confier le portefeuille de la jeunesse.

Nicolas Sarkozy cet été lors de la remise de la Légion d’Honneur à Maud Fontenoy
sept
20
2007
Aujourd’hui c’est « Erreur 404 – Information not found ». Je veux bien parler des XV du monde, des ébats politiques de Montcuq mais ce jour est à noter dans le calendrier tellement il est informationellement lamentable ! Au programme :
- En couverture de la plupart des revues journalières en papier : la controverse sur le sortie de prison de Bertrand Cantat. Bravo à Nadine Trintignant qui maîtrise la communication encore mieux que les parents McCann.
- Appel à la grèves de cheminot : une information pour dire qu’on sera dans la merde le… 17 octobre. Super.
- La candidature de DSK pour la FMI soutenue par les USA. Trois abréviations en une phrase, ça vaut pas un article.
Et cerise sur le ghetto : les mesures ADN pour identifier les liens de parentés pour les immigrés.
J’ai rarement connu une journée aussi insignifiante que celle là. Même pas une guerre ou un attentat pour relever le niveau. Déplorable.
sept
19
2007
Monsieur et Madame McCann ont une fille, Maddie. Vous la connaissez ? Forcément on ne parle plus que d’elle depuis deux mois. Alors que la police portugaise continue son enquête à Londres aujourd’hui, les parents s’affichent dans tous les médias pour prouver leur bonne foie : « Si la police demande à nous interroger, alors nous nous y plierons, mais nous n’avons jamais dit que nous y retournerions seulement si la police le demandait », a insisté la jeune mère dans une interview à un journal anglais ce matin.
Ces mêmes journaux anglais qui défendent à longueurs de colonne les deux médecins anglais malmenés par la police portugaise qui tente désespérément de trouver des indices concernant la disparition de la fillette. « Pendant que des Poirot malfaisants se repaissent de leur condamnation, leur petite Madeleine pourrait toujours être en vie, quelque part, implorant leurs bras » a lancé hier le Daily Mirror.
Forts de leurs avocats, le cabinet Kingsley Napley –célèbre pour avoir défendu Augusto Pinochet-, Kate et Gerry ont également opté pour un porte parole, un ancien journaliste, employé au cabinet du premier ministre, Clarence Mitchell. Il orchestre désormais tous les déplacements des parents –comme la rencontre avec le Pape- et corrige tous les propos avancés par les deux jeunes anglais. Il a renoncé à son poste de fonctionnaire car, dit-il, il est « convaincu qu’ils sont les victimes innocentes d’un crime odieux ». Son savoir-faire sera crucial dans la gestion du fait divers le plus médiatisé de ce début de siècle.
sept
18
2007
Le 15 septembre 1997, il y a dix ans, deux étudiants de Standford (USA – Ca) –Larry Page et Sergey Brin- déposaient le nom de domaine Google.com qui verra le jour un an plus tard sans savoir que dix ans plus tard ils seraient à la tête d’une société qui fait 13.4 milliards de dollars de chiffre d’affaire, compte près de 12.000 employés à travers le monde et possède 450.000 serveurs répartis sur 25 sites. Le moteur de recherche le plus utilisé du web pèse 160 milliards de dollars à Wall Street.
En 2000, Google assoit sa réputation en étant le premier moteur à avoir référencé un demi milliard de pages. La même année, la société propose aux internautes la Google Toolbar qui sera par la suite intégré à la suite Firefox. Google lance ensuite une foule de service de Froogle à Blogger en passant par Google Maps, Gmail, Desktop Search, Picasa, JotSpot, Youtube et plus récemment DoubleClick, la première régie publicitaire du web.
La success story est fulgurante et séduit la terre entière mais pas seulement. En devenant le Microsoft du web, Google s’est également fait des ennemis. En lançant Google Books, les dirigeants ont été accusés de vouloir privatiser le savoir et se sont mis à dos –encore une fois- les éditeurs et toute l’industrie culturelle –comme pour l’affaire Youtube-. Les associations de consommateurs font égalements les gros yeux à la première entreprise de l’internet. Malgré les nombreuses interventions de Peter Fleischer, responsable de la protection des données privées chez Google, -qui vient de au cours d’une réunion organisée par l’Unesco, la mise en place de “standards internationaux de protection des données privées” basées sur les 9 principes de respect des données privées édictés par l’APEC-, les associations l’accuse de tracer les internautes afin de leur proposer des produits ciblés. L’accusation est d’autant plus important que la firme vient d’acquérir une nouvelle régie publicitaire. Ce point est suffisamment déterminant pour être au centre des débats, mais on oublie trop souvent de mentionner que les concurrents les plus directs de Google (Yahoo et MicroSoft) étaient sur les rangs et qu’ils ont acquis d’autres régies peu de temps après pour occuper un secteur croissant. A ce propos, Olivier Andrieu, spécialiste des moteurs de recherche déclarait au JDD dans l’article « Qui a peur du grand méchant Google ? » : « Google collecte une masse de données inimaginable. Ils me connaissent mieux que moi-même”, et indiquait que l’utilisation des services de Google (recherche, compte mail, visionnage de vidéos, achat en ligne, recherche sur son ordinateur…) permettaient d’extraire des données offrant aux annonceurs des publicités toujours plus ciblées. »
Désormais, Google voit gros et attaque le marché des logiciels d’entreprise avec Googles Apps, avec notamment Presently, un Powerpoint-like, rejoignant ainsi le traitement de texte et le tableur déjà disponibles dans la suite logicielle de Google au moment où la firme tente de pénétrer le marché des entreprises, dans les domaines du SaaS (Software as a Service) –externalisation des logiciels– et des bureaux virtuels. Afin de toucher ces nouveaux clients, Google s’est associé à CapGemini pour commercialiser sa suite bureautique en ligne Google Apps Premier Edition, un service qui vient directement concurrencer Office Live.