oct
31
2007

Ce soir s’ouvraient les désormais célèbres Primeurs de Massy dans le tout nouvel espace culturel Paul Baillard. Mon coup de coeur de la soirée va sans aucune hésitation à la jeune artiste israélienne. Dans un style bien à elle, Yaël Naïm livre un répertoire éclectique interprété aussi bien en français qu’en anglais et même en hébreu. Elle s’accompagne au piano ou à la guitare, rejointe par ses musiciens quelque peu effacés. A noter l’extraordinaire reprise de Britney Spears, Toxic où la chanteuse impose un style déterminée et terriblement jazzy.
oct
31
2007
Les tentes fraichement installées sur les trottoirs du 26 rue de la Bourse –et alentours- ont été repliées tôt ce matin après l’intervention des forces de l’ordre. Une centaines de gendarmes de policiers ont été nécessaires pour faire évacuer le campement urbain organisé par Macaq, Jeudi Noir et DAL, soutenu par de nombreuses associations dont Les Enfants de Don Quichotte. La petite centaine de campeurs, dont beaucoup de femmes, est parti vers le métro en scandant ses habituels slogans de protestation « Un toit, c’est la loi » ou « J’y suis, j’y reste, je ne partirai pas ». Une partie des évacués a été transporté en bus vers un centre d’accueil. Mais qui sont-ils ces évacués ? Contrairement aux apparences ce ne sont pas des sans-papiers SDF. La plupart des personnes qui stagnent sur les trottoirs du 2e sont en fait des français principalement d’origine africaine « mal-logés », c’est-à-dire qu’ils ont un logement mais précaire (hotel ou hébergement quelconque). Une partie d’entre eux travaille et réclame des logements sociaux dans Paris alors que nombre de travailleurs parisiens doivent s’exiler en banlieue à cause des prix des logements de la capitale.
Christine Boutin, ministre du logement a déclaré lundi sur RMC : « Aujourd’hui, j’ai un traitement d’urgence et une justice sociale à respecter : j’ai à loger des gens qui sont déjà sur le trottoir et qui n’ont pas de logement. Les gens qui sont logés, même mal logés, je leur demande de rester dans leur logement et de ne pas aller sur le trottoir ! »
Cherchez la démocratie.

Voici aussi : « Les tentes sont de retour » du 16/10/2007
Manifestation pour le logement devant le Ministère de la Crise du Logement
oct
30
2007
Demain aura lieu l’examen du projet de loi sur la consommation concernant les nouvelles technologies pendant lequel Luc Châtel, secrétaire d’Etat à la Consommation et au Tourisme, a précisé que serait débattu la gratuité vers « les numéros d’appel vers les services après-vente, les services de réclamation, les services d’assistance technique des opérateurs de communications électroniques ». La décision du secrétaire d’Etat la semaine dernière a été aussitôt saluée par UFC-Que Choisir qui déclare par la voix de son directeur des études : « Nous sommes satisfaits de sortir le consommateur de cette situation scandaleuse ». Situation scandaleuse ? Parlons-en. L’AFA (qui regroupe notamment AOL France, Bouygues Telecom, DartyBox, Google France, Microsoft France, Neuf Cegetel, Numericable, Orange, SFR ou encore Yahoo! France), association de FAI –dont le président est Daniel Fava, directeur qualité chez Alice applique la gratuité de la hotline–, a adressé une lettre ouverture au secrétaire d’Etat, publiée aujourd’hui, dans lequel elle dénonce cette mesure et souligne que la gratuité des hotlines implique « une dégradation du service » et « une augmentation tarifaire de l’abonnement ». Ils proposent « un abonnement simple avec appels plus coûteux au centre d’assistance ou [un] abonnement intégrant une formule sans supplément de coûts pour ces appels ». Finalement, ce sera au consommateur de parier lors de sa souscription auprès d’un fournisseur d’accès son efficacité. La lettre dénonce également « l’absence de concertation préalable » et la « stigmatisation » de leur secteur, « la mesure proposée ne concernant que lui seul ».
Au delà des questions de hotline, on peut se demander pourquoi seuls les FAI réagissent alors qu’ils ne sont pas les seuls concernés dans les problèmes de hotlines surtaxés. Est-ce qu’il s’agit d’un manque à gagner fait sur le porte-monnaie des internautes ou simplement une manœuvre destinée à se placer en victime facile lors des prochaines négociations sur la téléchargement ? La chose dont on peut-être sur, c’est que les réformes ne se feront qu’au détriment des consommateurs.
oct
30
2007
La nouvelle fait trembler la gauche, sourire la droite : le chef de l’Etat doit il ou non s’augmenter son salaire ?
En France les salaires des hauts fonctionnaires sont fixés par le Parlement pour les membres du gouvernement (13.471 € pour un ministre, 12.124 € pour un secrétaire d’état auxquels s’ajoutent les allocations mensuelles pour les indemnités et les avantages en nature comme les transports, le logement etc.) et par une ordonnance de 1958 pour les députés et les sénateurs (6.857,66 € auxquels s’ajoutent les indemnités et les avantages en nature). Le premier ministre dont le statut est lui aussi fixé par le Parlement touche un peu plus de 20.000 € auxquelles s’ajoutent un peu plus de 6.000 € de frais et tous les avantages en nature dont un logement de fonction à Matignon ainsi que plusieurs résidences secondaires (la Lanterne à Versailles dans les Yvelines, et le Château de Champs-sur-Marne).
Le statut du Président est fixé par lui-même au sein de la dotation globale de l’Elysée votée chaque année par les Parlementaires (de 2.32M€ pour De Gaulle en 1960 à 31,9M€ pour Chirac en 2005). Le chef de l’Etat touche actuellement un salaire mensuel avoisinant 8.000 €. La « fameuse » note de service qui fait la une des journaux –de gauche- préconise l’alignement du salaire de Nicolas Sarkozy sur celui du premier ministre ce qui en soit n’est en rien choquant. Certains y voit un pied de nez aux syndicats, d’autres une façon de payer la pension de Cécilia (dont personne ne connait le montant). Ce qui est certain c’est qu’avec 20.000 € mensuel, Nicolas Sarkozy arrive au niveau de la plupart des chefs d’Etat européens. Notons au passage que ce chiffre est bien loin des salaires des gros chefs d’entreprise ou spéculateurs. Être Président de la République, c’est une responsabilité. Et puis, entre un Sarkozy qui prend officiellement 20.000 €par mois dans le budget Elysées et un Chirac qui fait 800 € de frais de bouche par jour dans son coin, que choisir ? L’ouverture ou la cachoterie ?
On murmure cependant que Fillon menace de faire grève pour obtenir une augmentation pour cause de « statut précaire ». Allez, plus que quelques mois !