mai 09 2008
Mai 68 : 40 ans, et alors ?
A moins de vivre sur Mars, en Somalie ou en 1967, tout le monde sait qu’on commémore ce mois ci les 40 ans des « évènements » de mai 68. Ah. Mai 68, ce drame romanesque digne d’un coït entre Marguerite Yourcenar et Pierre Desproges bourrés, symbole de la rupture anti autoritaire de la gauche profonde. On a tout dit de mai 68. Que c’était une révolte villageoise, un mouvement prosaïque, une révolution culturelle… C’était avant tout un gros bordel médiatique orchestré par des syndicats qui montaient seulement en puissance c’est-à-dire l’inverse de ce que voulaient les étudiants et les ouvriers, les deux principaux acteurs de la mouvance. Mais que reste t’il de cette opération anti-iste enterrée par les plus jeunes et fièrement portée par les baby boomers ? Peut-on qualifier d’héritage soixante-huitard le refus d’autorité envers les curés, les patrons, les présidents, les profs et les parents ?
Certes, mai 68 a marqué son temps principalement par l’effondrement du pouvoir en place qui amènera De Gaulle à dissoudre l’Assemblée Nationale et Mitterrand a tenté de récupérer le pouvoir lors du départ du général. Mais Sarkozy n’est pas De Gaulle. Il a prouvé à maintes reprises pendant un an qu’il ne prendrait pas exemple sur ces prédécesseurs et qu’il ne plierait pas aux actions sauvages de la rue. Au plus fort des manifestations, on compte moins d’un million de personnes dans les rues, et il convient de noter que 60 millions de français sont restés chez eux.
Pourquoi parle-t-on encore aujourd’hui de mai 68 ? Surement le mythe de cette révolution improbable qui a permit de faire vaciller le pouvoir. Probablement également est-ce les derniers rescapés soixante-huitard encore syndiqués qui arborent leurs idéaux dans la rue, soutenue par une jeunesse aveuglée de démagogie. Car sait-on encore pourquoi on va dans la rue ? Fait-on encore la différence entre le 1er mai, le 8 mai et le lundi de Pentecôte ? Que veulent réellement les petites cervelles néo-guevaristes estudiantines qui arpentent les rues deux fois par semaine comme on va à un cours de tennis ? Que peuvent bien avoir en commun ces nanard arnar’ qui arrêtent les grèves les vacances, les week-ends et les jours fériés –et stoppent les blocages à 17H30- avec la masse populaire solidaire qui a crocher-piéter le Général de Gaulle ? A l’évidence pas grand-chose pour ne pas dire rien. Mais c’est une tradition, les lycéens comme les étudiants doivent descendre dans la rue dans les beaux jours reviennent, histoire de laisser éclore les bourgeons de l’amour et de l’acnée dans les rues de France en attendant inexorablement la fin de l’année scolaire.

Roh ste conclusion. On dirait du bénabar
Et dire qu’Arlette veut un nouveau mai 68… elle est folle comme tout la gauche est les extremes 68 j habitte lille je trava lier dans une menuiserie qui avait une 20 d ouvrier l usine de fives en mai 68 sont venus lis nous dit si vous ne faites greves on demolit votre entreprise resultat fives lille cail bacbok 6500 ouvriers n existe plus est aussis dans le textille bravo la gauche est ses extremes
Toute façon, Arlette a 40 ans de retard sur tout.