mai 20 2008
Archive for the 'Economie' Category
mai 05 2008
Un an, un paquet
Un an déjà. Enfin demain… Ca passe vite quand on en parler tous les jours. Loin de moi l’idée de faire un bilan d’un cinquième de mandat, il semble néanmoins possible d’établir certaines vérités sur ce début de règne.
Lors de sa campagne, Nicolas Sarkozy avait comme les autres candidats pris un certain nombre d’engagement dont le plus repris a été le pouvoir d’achat. « Je serais le Président du pouvoir d’achat » avait il déclaré dans son discours du 16 février.
« Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés. Je veux que les heures supplémentaires soient toutes rémunérées 25% de plus que les heures normales, quelle que soit la taille de l’entreprise, et qu’elles soient exonérées de toutes charges fiscales et sociales pour qu’elles soient plus payantes pour les salariés et moins chères pour les entreprises. Quatre heures de travail en plus par semaine sans charges, c’est immédiatement 1 980 euros net en plus à la fin de l’année pour tout salarié rémunéré au SMIC. Je veux que notre économie soit plus dynamique, plus prospère, que les salariés aient des emplois plus qualifiés, pour que les salaires de tous soient plus élevés. Je n’augmenterai pas les impôts car les impôts, c’est moins de pouvoir d’achat pour tous les Français. »
C’est finalement le fondement de la loi TEPA trivialement nommée par le gouvernement « paquet fiscal ». Mais quelle est elle cette mesure si contestée qui « donne 15 milliards d’euro aux plus riches » selon Olivier Besancenot, porte parole de la LCR. Elle comporte 9 mesures distinctes portant sur la fiscalité (et donc directement sur le pouvoir d’achat).
1 – La défiscalisation des heures supplémentaires : l’UMP voulait la mort des 35 heures c’est désormais fait ! Pour ne brusquer ni les syndicats ni la gauche, la loi TEPA permets de faire des heures supplémentaires qui ne seront pas imposables par la suite et dont les charges patronales et salariales sont allégées. (5-6 milliards d’euros)
2- Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier : quelle ineptie de payer un impôt sur de l’argent que l’on donne à sa banque (3,7 milliards d’euros)
3- Allègement de droit de succession : c’était une des grandes promesses de Nicolas Sarkozy-candidat, permettre aux gens qui ont travaillé une vie de léguer leurs économies à leurs enfants. Encore une fois, ce n’est pas une mesure pour les plus riches, puisque seuls les 150.000 premiers euros sont défiscalisés pour les enfants (2,27 milliards d’euros)
4- Aménagement de l’ISF : c’était également une des mesures phares de Sarkozy pour « faire revenir les grandes fortunes ». L’abattement sur la résidence principale a été portée de 20 à 30% mais une réduction de 75% a été votée pour les contribuables qui investissent dans des PME françaises non cotées. (530 millions d’euros)
5- Bouclier fiscal : il est baissé à 50% (au lieu de 60%). Aucun citoyen ne pourra donc payer en impôt plus de 50% de ses revenus. C’est la seconde mesure qui concerne les citoyens les mieux lotis. (750 millions d’euros)
6- Défiscalisation des salaires étudiants : le candidat Sarkozy s’était engagé à aider les étudiants à vivre mieux voire à ne plus travailler pour payer leurs études. C’est la première mesure dans ce sens (30 millions)
7- Encadrement des parachutes dorés
Les mesures à venir
8- RSA : mesure qui permettra aux « travailleurs pauvres » de vivre –enfin- de leur travail.
9- Suppression des niches fiscales : suite à de nombreuses questions au parlement, Christine Lagarde s’est engagé en mars dernier à faire le tri dans les niches fiscales qui permettent à plusieurs centaines de contribuables d’être exonérés d‘impôts sur le revenu.
Au final, c’est seulement deux mesures sur les sept adoptées qui concernent les français les plus fortunés (moins de 10% de cout total). C’est surement la raison pour laquelle le président Sarkozy a parlé « d’erreur de communication ». François Fillon a acquiescé plusieurs fois arguant qu’il pensait que l’opinion publique n’aurait pas bloqué sur ce paquet fiscal et que la loi aurait été beaucoup mieux perçue.
avr 15 2008
Qui qui se mord la queue (de poisson)
Les impôts n’augment pas. Ca c’est cool… Mais on assiste à une multiplication de taxes : éco-taxes, pastilles, taxes sur les véhicules polluants etc. C’est d’ailleurs devenu la solution universelle. Pour preuve cette loi récemment promulguée sur une taxe pour les poissons, les crustacés et les mollusques.
Explications : en décembre 2007, les pêcheurs expriment leur désarroi face à la chute vertigineuse des ventes du poisson. La raison ? Selon un sondage IPSOS, les français boudent le poisson parcequ’il est trop cher. Qu’importe ! Le gouvernement veut aider tout le monde, même les pêcheurs, c’est la raison piur laquelle il a mis en place cette taxe qui augmentera de 2% le prix du poisson. On espère que cette taxe de 2% arrivera à compenser les chutes des ventes causée par la taxe de 2%. Si c’est vrai.
mar 12 2008
Wesh gars !
Daniel Bouton aurait dit un jour à Jérôme Kerviel : “Tape m’en 5 !” Le pauvre…
