Archive for the 'Parisianisme' Category

oct 18 2008

Soirée de lancement de Goom Radio au VIP Room

C’est la rentrée, il fait moche, gris et froid … Alors, rien de tel qu’une soirée VIP pour se réchauffer. Tel aurait pu être le slogan de la soirée de jeudi sacrant le lancement officiel de la première radio uniquement diffusée sur le web : Goom. C’est webdeux, c’est techno, c’est people, c’est musique. Bref, c’était pour nous.

22H30, ouverture des portes du nouveau récent VIP Room de Jean-Roch, dans les lieux de l’ex-Scala, une magnifique discothèque à l’américaine dans une architecture théâtrale. Un parterre de people sont attendus pour ce qui n’est pas un non événement. L’avenir de la radio peinait à arriver. Il fallut que deux anciens d’NJR se décident : réaliser une vraie webradio, avec des émissions lives et des musiques dedans.

A gros événements, gros people, et c’est le traditionnel Orlando qui inaugure les éclairs photographiques suivi rapidement par l’incontournable Pierre-Mathieu sans qui une soirée n’en est pas vraiment une, car là au Pierre-Matthieu passe, les tensions se cassent. C’est désormais un joli bordel dans l’entrée du VIP Room entre les copains du Petit Journal qui (petite exclu) part prochainement aux Etats-Unis, la caméra de 50 minutes inside et les gens de M6 (plein) qui font chacun des petites interviews transformant le photocall en un petit press junket sympatoche.

Pas le temps de boire un coup, entre deux peoples qui posent, une série d’animations mettent le feu sur la scène, tout en bas : des basketteurs freestyle, un show de Big Ali … Soudain (et ce n’est pas uniquement un mot pour attirer votre attention, il va vraiment se passer quelque chose). Soudain, disais-je donc avant de m’interrompre d’une manière bien peu polie, voilà pas que la soirée devient internationale avec la présence de Chris Brown – qui sera le lendemain sur le plateau de Star Academy – qui refuse de poser en photocall, mais pas contre une petite photo vite fait. Puis c’est au tour du chouchou du Hiboo de moi tout seul d’entrer en scène avec toute l’équipe d’animateurs de Goom Radio, Quentin Mosimann qui pose délicatement avec Karima –animatrice.

Opération réussie donc pour Goom Radio qui lance en grandes pompes un concept révolutionnaire – en France – qui devrait rapidement prendre la place de la RNT (Radio Numérique Terrestre) elle-même annoncée comme la fin de la radio libre.

» www.goomradio.com
» FlickR
» Le-Hiboo

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sept 26 2008

Maya file le bourdon

Maya Barsony à La Boule Noire

Maya Barsony… Son nom est sur toutes les lèvres parisiennes depuis quelques mois. Et pour cause. Elle est le symbole égérique d’une génération boboïfiée et seizièmisée prêt à aduler n’importe quelle musique mi électro, mi chansonnette, mi theuse.

La Boule Noire s’éteint, j’arrive tout juste d’un autre concert (bien). A peine le temps de me placer devant la scène, une sorte d’elfe désaturée vêtue d’un imperméable blanc comme le Yin arrive lentement avec une démarche aussi élégante qu’une girafe dans la savane jaune. Quelques applaudissements de vestes/slims/chaussures de ville noires plus tard, l’étrange animale se met à bourdonner une chanson sur Maya l’Abeille. L’introduction est violente mais, finalement, présente plutôt bien l’interprète de La Beuglante. Voilà l’espèce de hobbit blanc en train de vrombir quelque horreur audiovisuelle époque post giscardienne, une peluche d’insecte volant à la main…
La suite n’est guère mieux. Maya Barsony enchaine les titres niaiseux et plats sur une chorégraphie digne de métronautes aux heures de pointes. Soudain –n’y voyez pas la moindre trace de soudaineté, il s’agit d’une méthode presque malhonnête afin de vous sortir de la soporifique situation que je tente pitoyablement de vous décrire-, une petite mélodie connue arrive : son « tube » « dis mois dis moi », une sorte d’hymne à la dépravation sexuelle aussi percutante qu’un titre de milieu d’album d’une Mylène Farmer de supermarché… Fureur dans les soixante personnes du public, on chante, on danse, on bouge ses fesses, on en profite pour caresser sa copine, c’est la fureur du jeudi soir à La Boule Noire. Le titre terminé, le concert retombe dans la monotone morosité des longs débats parlementaires de l’Assemblée Nationale. Maya est une députée, et son public les vieux de France 3 qui ne s’éveillent que quand Maxime Gremetz se met à insulter Frédéric Lefebvre. En mettant en valeur son postérieur à l’aide d’un shorty blanc moulant, elle met en exergue son seul atout, son physique. Je n’aime pas dire du mal des gens –enfin…-, mais effectivement, elle est jolie…

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sept 25 2008

Je suis une star

Benjamin Lemaire - Vu à la télé
Crédit photo : Rod | Le-HibOO.com

Hier fut ma journée de gloire. Espérons pour Warhol qu’il n’en sache rien, que je puisse récupérer un quart d’heure un peu plus tard. Tout comme lorsqu’une connaissance m’informe par email « y’a bellak qu’à collé ta tronche sur purepeople ». Grande nouvelle effectivement, alors que je tentais aléatoirement au péril de ma vie de prendre une photo d’un coach sportif cathodique et d’une star télévisuelle presque aussi connue que le nom scientifique des huitres de Bretagne du sud, sur un tricycle atomique à mi chemin entre une trottinette Blédichef et un 103 SP de 89. Me voici donc au sommet de ma gloire, non pas en fond d’une photo d’une quelconque camarade du parisien, non pas derrière un vulgaire ministre lors d’une conférence de presse, mieux : au côté de deux inconnus notoirement célèbre au milieu d’une soirée où le champagne s’est arrêté à 23H.
« Mass medias, Mass medias » chantait France Gall parée de Cristal dans la comédie musicale révolutionnaire et de plus en plus actuelle qu’était Starmania. Eh bien, en plein centre du star system, me voici élevé au sommet de la célébrité tel un brailleur endemolien, quand, à 19H55, je reçois un SMS dont je me permets d’étaler ici la teneur : « Fé cor 1 peu de sport et tu pourras te faire joel pdt les fotocall ». Que peut bien vouloir dire cet étranger SOS lancé par SMS à mon égard ? Un coup de fil plus tard, j’apprends, tenez vous bien (tenez vous mieux) : je suis passé à la télé. En plus d’être invité parmi la jet-set populaire de l’infortune, de subir la connerie –ou la violence- de quelque photographe (ou qui se définit comme tel), me voici récompensé pour la sueur qui a coulé de mon front : on m’a vu à la télé. Parceque passer dans le poste c’est une chose, mais être vu, c’est carrément mieux qu’un premier rôle dans un film de Godard !

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avr 07 2008

Il a suffit d’une étincelle

C’est dans une ambiance tendue que la flamme olympique est arrivée dimanche soir à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle avant d’entamer hier peu après midi un périple de 28 kilomètres à travers les hauts lieux la capitale. Dès son allumage au premier étage de la Tour Eiffel, les opposants se sont manifestés en criant et en déployant des drapeaux tibétains afin de protester contre les répressions chinoises en vers le Tibet.

Rapidement plusieurs manifestants sont interpellés dont la conseillère générale Verts, Mireille Ferri , après avoir tenté d’éteindre la torche à l’aide d’un extincteur.
Les quatre heures de cortèges ont été largement marqués par les incidents entre les forces de l’ordre des manifestants présents. Plusieurs grandes banderoles de Reporters Sans Frontières ont été déployées, notamment sur les Champs Elysées, au Premier Etage de la Tour Eiffel, devant l’Hôtel de Ville ainsi que sur le Cathédrale Notre Dame. Plusieurs actions solitaires ont également eu lieu sur la voie publique, notamment des dizaines de manifestants couchés sur les voix pour empêcher les cortèges olympiques de suivre son chemin. Les organisateurs ont d’ailleurs du renoncer à emprunter l’intégralité du cortège initialement prévu à cause du retard pris.

Devant les locaux de France Télévisons, la torche s’est éteinte « pour des raisons techniques » assure la préfecture. Selon certaines images amateurs, il semblerait que la torche était déjà éteinte avant. Des nombreux manifestants ont alors été évacués alors qu’ils s’étaient couchés sur la route pour empêcher le cortège de continuer. La flamme olympique n’est pas non plus passée dans l’Hôtel de Ville où Christine Aron a légué le symbole olympien au footballeur Miguel Pauleta, la cérémonie ayant été largement écourtée.
De nombreux manifestants, rejoints par les parlementaires, se sont ouvertement plaints de la répression policière et du CIO qui ont peints les tee-shirts portant des messages et confisqués tous les drapeaux tibétains et les autocollants revendicatifs. Le cortège des manifestants a été rejoint par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, Françoise de Panafieu, députée de Paris et un groupe de parlementaire de l’amicale France-Tibet.
Ce soir, plusieurs manifestants sont toujours en garde à vue pour « troubles sur le voie publique » selon le porte parole de la préfecture de Police.
La flamme olympique quittera l’Europe ce soir rejoindre San Francisco aux Etats-Unis pour continuer son périple mouvementé à travers le monde.

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