oct
05
2008

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Samedi 4 octobre, 21H30. Déjà presque 5 heures que je subis les foudres d’un conglomérat d’imbéciles malheureux soutenus dans leurs délires lyriques par une ribambelle de singes pas savants qui insultent et huent les artistes qui défilent. Enfin, mieux vaut ça plutôt qu’ils s’en prennent aux photographes. La suite prouva que ce n’était pas incompatible.
Dans Urban Peace 2, il y a “urban” comme “urbain”. Ca veut dire “qui vient de la rue”, comme ces centaines de gens compressées devant le crash-barrière. Il y a aussi “peace” qui comme son nom ne l’indique pas ne désigne pas l’urine – qui pourrait aisément qualifier la musicalité de la quasi-totalité des artistes présents – mais la paix. Et puis finalement, il y a “2″ comme le nombre de neurones fonctionnels du rappeur du 9-2, ex-Lunatic, Booba.

Dans un décor à la Stargate, le rappeur trentenaire marche lentement vers l’avant scène devant une public de près de 50.000 personnes. “Booba nique ta mère” hurle une centaine de jeunes en face de l’avancée. L’ambiance est électrique depuis le début du concert et s’accentue lorsque l’auteur de Ouest Side s’arrête brusquement au milieu de son nouveau single, Illégal, et demande à son DJ de stopper la musique. “Vous voulez une bouteille de Jack [Daniel] dans la tête ou quoi ?“. Les insultes et des dizaines de projectiles fusent sur la scène : bouteilles, appareils photos – volés, casquettes – taxées, téléphones chourrés… Le rappeur dont le blase est inspiré d’un chanson de Chantal Goya exécute sa menace : la bouteille éclate au premier rang. Non content, le méchant garçon crache dans le public – le tout relayé par des écrans géants – sous les sifflets indignés du Stade de France. Une dizaine de personnes arrivent derrière le rappeur armés eux-aussi de bouteilles d’alcool, de ceintures … Les projectiles continuent de voler face aux provocations des amis du 9-2. Les casques bleus du Stade de France sont entièrement débordés, devant gérer à la fois la hargne violente des jeunes clichés de banlieue et l’intelligence créative et débordante de la bande à Booba qui a mystérieusement disparu dans la bataille. Un micro HF vole à travers la scène, un retour tombe dans la fosse … C’est une véritable vendetta qui se déroule devant 50.000 personnes. Plusieurs dizaines de personnes sautent les crashs-barrières. L’affrontement est évité de justesse grâce à la hauteur de la scène inversement proportionnelle à celle des esprits et à l’intervention des vigiles.

Dans les backstages, l’ambiance est tout aussi violente. A peines repoussés hors scène, Booba et ses babanes ne sont guère calmés. Ils s’en prennent à plusieurs vigiles et tentent de casser l’arrière scène. Alors que la tension ne retombe pas devant la scène désormais vide, une violente bagarre éclate en coulisses entre le rappeur bouffon et son confrère du 9-4, Rohff. Pendant près d’une demi-heure, la scène du Stade de France sera désespérément vide. Et ce ne sont ni les breakeurs ni les joueurs de foot freestyle qui contenteront le public, public furax qui commence inéluctablement à déserter le stade.
Enfin, pour l’occasion, Rod a réécrit une petite chanson : il faut se mettre dans la tête le générique du petit ourson gentil et calme qui berçait certaines enfances jadis sur France 3.
sept
30
2008
Je l’annonçais en primeur il y a quelques mois : Laure Manaudou se mets à cinéma (’après celui qu’elle a fait à Pékin).
Voici ce qu’on peut lire dans la presse ce matin : “Laure Manaudou a joué son propre rôle dans un film”.
Pourtant, plus loin, on lit qu’elle incarnerait une nageuse…
Alors, son propre rôle ou une nageuse ?
sept
24
2008

Il est 19H, Paris s’endort –vu qu’elle se réveille à 5H-. Enfin pas tout à fait. Dans une petite rue non loin de la plus belle avenue du monde –et la 2e plus cher au Monopoly de 1956- c’est… SOIREE DISCO !
Ce soir Christophe Pinna est au World Palace pour lancer son nouveau concept ultra révolutionnaire… le sport. Il a éteint toutes les lumières. Il a son p’tit pantalon du soir, beige, pompes noirs. Ce soir, attention, on danse ! Ce soir, au World Palace : évènement, c’est soirée Star Ac’ ! Quentin, Pierre, Philippe, Pascal, Cynthia, Elfy, c’est le défilé. Eh puis c’est la rumeur, Nikos Aliagas, Cécile de Ménibus et soyons fous, Johnny Hallyday et même Madonna seraient attendus. D’ailleurs on les attend toujours…
Vingt-trois heures. Les photos sont faites, Rachid Bellak a joué le Dieu de la nuit –comme tous les soirs-, les sushis sont mangés, les bouteilles de champagne sont vides, l’ambiance top délire méga groove redescends… Il n’en faut pas moins à Quentin –le dernier vainqueur de la Star Academy 7 pour ceux qui ne seraient pas encore atteint ce syndrome télévisuel des plus contagieux- pour relever de défi de mettre en transe les rois de la piste. En quelques beats, le petit suisse transforme la branchouillitude de la boîte en trans-saturday-night-fever. C’est beau, c’est show, c’est electro ! Et c’est surprenant.
J’en suis même venu à me dire qu’un jour, je devrais accepter qu’on puisse sortir d’une émission de télé-réalité et être un vrai artiste. C’est beau le darwinisme intellectuel.
sept
01
2008
Ce devait être l’évènement parisien du week-end… eh bien c’est le cas. Amy Winehouse fait parler d’elle encore plus quand elle ne vient pas que quand elle joue. Pour la seconde fois consécutive, l’interpètre de “Rehab” n’a pas assuré sa prestation à Rock en Seine (elle avait annulé également un Trabendo). A 20H00, le programmateur du festival parisien a annoncé l’annulation du concert sous une pluie de sifflet. Le directeur du festival s’est exprimé peu après devant la presse, avouant qu’il n’en savait pas plus sur le chanteuse au cachet de 350.000 euros.

Amy Winehouse en 2007 – Crédit : mediaeater
On connait les déboires de la chanteuses, mais pourtant tout était prêt sur place. Les musiciens et les techniciens étaient arrivés le jeudi pour joué le vendredi. Comme à son habitude, Amy devait arriver dans la journée. Mais voici ce qui n’a pas été dit…
Une voiture devant partir de chez elle -en banlieue de Londres- en milieu d’après-midi pour l’emmener vers l’aéroport afin qu’elle rejoigne le Bourget vers 18H30. Amy est sortie très fatiguée de chez elle après avoir passé la nuit accompagnée. Dans la voiture menée par son chauffeur attendait son habilleuse. A peine entrée dans la voiture, Amy ordonne au conducteur de s’arrêter, sort de la voiture en courant et s’enferme chez elle. Depuis ? Plus rien. Même son manager n’a pas eu de nouvelles. C’est ainsi que prétextant un problème de santé, il a tenté de faire passer la pillule de l’annulation.