nov 24 2009
Les Ours Blancs, c’est dangereux
Moralité : mieux vaut laisser crever les ours blancs, ça évitera qu’ils nous tombent sur la gueule.
nov 24 2009
Moralité : mieux vaut laisser crever les ours blancs, ça évitera qu’ils nous tombent sur la gueule.
oct 05 2008
Samedi 4 octobre, 21H30. Déjà presque 5 heures que je subis les foudres d’un conglomérat d’imbéciles malheureux soutenus dans leurs délires lyriques par une ribambelle de singes pas savants qui insultent et huent les artistes qui défilent. Enfin, mieux vaut ça plutôt qu’ils s’en prennent aux photographes. La suite prouva que ce n’était pas incompatible.
Dans Urban Peace 2, il y a “urban” comme “urbain”. Ca veut dire “qui vient de la rue”, comme ces centaines de gens compressées devant le crash-barrière. Il y a aussi “peace” qui comme son nom ne l’indique pas ne désigne pas l’urine – qui pourrait aisément qualifier la musicalité de la quasi-totalité des artistes présents – mais la paix. Et puis finalement, il y a “2″ comme le nombre de neurones fonctionnels du rappeur du 9-2, ex-Lunatic, Booba.
Dans un décor à la Stargate, le rappeur trentenaire marche lentement vers l’avant scène devant une public de près de 50.000 personnes. “Booba nique ta mère” hurle une centaine de jeunes en face de l’avancée. L’ambiance est électrique depuis le début du concert et s’accentue lorsque l’auteur de Ouest Side s’arrête brusquement au milieu de son nouveau single, Illégal, et demande à son DJ de stopper la musique. “Vous voulez une bouteille de Jack [Daniel] dans la tête ou quoi ?“. Les insultes et des dizaines de projectiles fusent sur la scène : bouteilles, appareils photos – volés, casquettes – taxées, téléphones chourrés… Le rappeur dont le blase est inspiré d’un chanson de Chantal Goya exécute sa menace : la bouteille éclate au premier rang. Non content, le méchant garçon crache dans le public – le tout relayé par des écrans géants – sous les sifflets indignés du Stade de France. Une dizaine de personnes arrivent derrière le rappeur armés eux-aussi de bouteilles d’alcool, de ceintures … Les projectiles continuent de voler face aux provocations des amis du 9-2. Les casques bleus du Stade de France sont entièrement débordés, devant gérer à la fois la hargne violente des jeunes clichés de banlieue et l’intelligence créative et débordante de la bande à Booba qui a mystérieusement disparu dans la bataille. Un micro HF vole à travers la scène, un retour tombe dans la fosse … C’est une véritable vendetta qui se déroule devant 50.000 personnes. Plusieurs dizaines de personnes sautent les crashs-barrières. L’affrontement est évité de justesse grâce à la hauteur de la scène inversement proportionnelle à celle des esprits et à l’intervention des vigiles.
Dans les backstages, l’ambiance est tout aussi violente. A peines repoussés hors scène, Booba et ses babanes ne sont guère calmés. Ils s’en prennent à plusieurs vigiles et tentent de casser l’arrière scène. Alors que la tension ne retombe pas devant la scène désormais vide, une violente bagarre éclate en coulisses entre le rappeur bouffon et son confrère du 9-4, Rohff. Pendant près d’une demi-heure, la scène du Stade de France sera désespérément vide. Et ce ne sont ni les breakeurs ni les joueurs de foot freestyle qui contenteront le public, public furax qui commence inéluctablement à déserter le stade.
août 20 2008
Voulant en apprendre plus sur l’origine du mot vizirette -savoir notamment s’il existaita avant la lessive Vizir-, je l’ai Googlisé.
Eh bien ma fois, c’est assez drôle ce qu’on trouve…

Il me semble que ce Google Bombing avait déjà été fait avec Iznogoud et Nicolas Sarkozy pendant les élections présidentielles de 2007.
Edit : après vérif, le Google Bombing fait sur Nicolas Sarkozy existe toujours.
Lien : http://www.presidentielle-2007.net/actualite/index.php/2005/10/06/22-google-bombing-sarkozy-iznogoud
août 11 2008
En véritable renard reconnu des talents d’après demain – voire encore après, je reçois régulièrement des e-mails de manageurs ou d’artistes souhaitant me présenter leur talent. Le singulier est volontaire, parce que le talent est unique. Inexistant parfois. Je me devais donc de partager ma découverte hebdomadaire afin que chacun puisse … apprécier à sa guise.
Mardi matin, comme chaque mardi et comme chaque matin, j’ouvre ma boîte e-mail pour découvrir si j’ai gagné quelques millions d’euros ou la possibilité d’acheter en promo du Viagro ou une Rallex. Bizarrement, ce mardi matin semble calme. Calme comme avant une tempête. Arrivé en haut de mes messages reçus, je découvre une personne, Morsay, qui se présente comme étant “producteure et manageure des c’est artistes”, accompagné d’un petit panel “représentatif”. Curieux de nature, mon œil est attiré par le groupe “Truand 2la galere” (sic). Direction Dailymotion.
Faire un clip de rap, c’est pas compliqué. Il faut un mec qui sache rapper : grosso modo qui sache parler vite. Secondo, des potos qui ne sachent pas rapper mais qui seront contents de passer à la télé, auxquels on ajoute des “bonnes meufs”. Pour finir, un texte pour faire dire au rappeur : une histoire vraie à la sauce démago, un soupçon de mauvaise foi, on saupoudre de vulgarité et le tour est joué.
Pendant près de quatre minutes “Truand 2la galere” et ses potos – dont les quotients intellectuels ajoutés ne dépassent qu’exceptionnellement le chiffre de la température annale (© P.D.) – sautillent comme des Bambis sur une musique censurée de qualité tel un album de Johnny Hallyday. Le titre pourtant évocateur – qui répond au doux nom de “On s’en balle les couilles”- ne laisse en rien présager du niveau atterrant des paroles que, rigoureusement ma mère, m’a défendu de nommer ici. A défaut, je me suis livré à quelques statistiques sur les deux premières minutes de cette odieuse ode. Sur 372 mots, on entend à vingt-deux reprises le mot “couilles” et 85 mots (soit 23%) sont soit des mots orduriers ou qui n’existent pas. On apprend pêle-mêle que le héros à la voix de Christophe Willem fait l’amour avec des policiers, des racistes homosexuels, des animateurs de radios presque aussi détruits que lui, des gens qui ne veulent pas acheter ses CD’s, des prostituées, des riches et tout un tas de gens qu’il qualifie avec des mots dont il ne connaît sans doute pas l’ombre d’une définition à en croire son expression favorite “on va les enculer les pédés”.
Coté réalisation, le clip se veut sans doute comme une rébellion vis-à-vis des classiques du genre. Fini les gros seins, les filles huilées et les grosses voitures. “Truand 2la galere” casse les codes qui ont fait le rap version West Coast et tente la vidéo version Wesh Soce’. Au menu – presque aussi drôle que celui de W9, des gens de la téci qui font les weshwesh devant la mini DV de Jean-Marie, le beau-frère de Hakim, qui habite dans la Tour Diamant au 5e. Tout le clip n’est qu’une répétition de plans identiques aussi barbants qu’un film de Godard. L’apogée, le summum, le climax (…) du mauvais goût est atteint lorsque le Morsay clame haut et faux les départements qu’il représente en même tant que les numéros s’affichent sur l’écran sans pour autant préciser à quel numéro envoyer “93″ pour que Morsay cesse de brailler comme un dernier Mohican sur le point de claboter.
Il y a quelques semaines, j’étais terriblement déçu d’une molle prestation d’I AM et du retour approximatif du Suprême. Aujourd’hui, j’en suis sur, même un duo visqueux des rappeurs marseillais et de NTM affreusement remixé par le couple Guetta et produit par Nègre ne pourra détrôner la Morsay Compagnie Ltd. dans le top 5 universel et intemporel de la daube indignement dite musicale. Jusqu’à ma prochaine trouvaille …
http://morsay-officiel.skyrock.com
http://www.dailymotion.com/video/x4dpmh_morsay-feat-lim-truand-2-la-galere_street