juil 03 2008

La discrimination n’est jamais positive

Un établissement anglais juif qui avait refusé un enfant parce que sa mère n’était pas juive vient d’être relaxé, le tribunal ayant précisé que ce n’était pas une discrimination. L’enfant, pourtant de confession et de famille juive devra donc trouver un autre établissement et ce après une année scolaire entière de procédure. La Haute Cour de Londres à même préciser que c’était une décision “totalement légitime” du fait que sa mère n’était pas née juive et que par conséquent, “M”, ne l’était pas totalement. En effet, dans la tradition judaïque, est considéré juif celui qui est né de mère juive ou est converti en accord avec la loi juive. C’est son père qui avait entamé la procédure, s’estimant outré que son enfant n’était “pas assez juif” pour intégrer l’école. Les plus libéraux s’indigneront encore plus quand ils penseront qu’en 39, il aurait été bien assez juif pour aller dans les trains sans banquette avec les autres.
Ce jugement n’est qu’une brillante illustration de ce qu’on appelle la discrimination positive, œuvre de charité populaire montée par une élite gauchisante et bien pensante, s’imaginant que certaines castes et couleurs de la populations étaient bien trop stupides pour réussir seul. C’est ainsi qu’on aide des gens des “minorités visibles -comprenez des noirs et des maghrébins-, ou des personnes issues des ZOC (Zones Où ça Craint) en leur filant gratuitement des places en grandes écoles ou des aides pour financer leurs projets. Ca donne bonne conscience. Mais jusqu’où ? Non seulement cette politique tends à encourager une société plongée dans l’assistanat par mai 68, mais en plus elle est immorale et discriminatoire. Donner un emploi à un noir parce qu’il est noir signifie qu’on lui donne uniquement pour sa couleur de peau et qu’on refuserait une autre personne parce qu’elle est blanche. Ce n’est finalement qu’un mini faux contrepoids mis sur un côté de la balance sociale équilibrée par des politiques aussi proche de la réalité que quand Lilian Thuram parle des banlieues. Au lieu de trouver des moyens de réprimer les vraies discriminations, les politiques tentent simplement de faire oublier les enjeux principe à travers des mesures populistes à court terme. La morale n’est finalement réduite à la loi des sondages et de la démagogie. Peut être que c’est ça la politique. La vraie.

8 commentaires

juin 20 2008

Ca, c’est le plan

Published by Benjamin Lemaire under Courtes

A Paris, Fadela Amara présente son Plan Banlieue suite à la demande de Nicolas Sarkozy.
A Corbeil Essone, les policiers préparent le leur suite à la mort d’un jeune cette nuit.

Pas de commentaire

mai 22 2008

Back in 80

Published by Benjamin Lemaire under Culture, Humour, Musique

Après « Age tendre, tête de bois », la tournée des Jésus –ceux qu’on croyait mort, qui sont ressuscités trois décennies après et qui en font un bouquin pour faire parler d’eux-, après la BFM Party 80 et la soirée Nostalgie, le gouvernement le pouvait pas passer à côté d’un sujet aussi porteur que le bon vieux règne de Mitterrand. Un compil’ de reprises des ministres sera enregistré à l’Elysée cet été. Voici la tracklist en exclu :
Nicolas Sarkozy – Je te promets (Johnny Hallyday)
François Fillon – Sans amour (Christophe Mali)
Nathalie Kosciusko Morizet – Il était une fois nous deux (Joe Dassin)
Bernard Laporte – Besoin de rien (Peter et Sloane)
Michèle Alliot-Marie – Les démons de minuits (Images)
Christine Lagarde – We are the world (USA France for AfricaEverywhere)
Bernard Kouchner – Amoureux de ma femme (Richard Anthony)
Jean-Louis Boroloo – Le p’tit vin blanc (Lina Margy)
Rachida Dati – Jolie poupée (Bernard Menez)
Xavier Bertrand – Action man (Village People)
Xavier Darcos – Sacré Charlemagne (France Gall)
Fadela Amara – True Colors (Cindy Lauper)
Brice Hortefeux – Emmenez-moi les (Charles Aznavour)
Bonus track : Carla Bruni – Partenaire particulier (Indochine)

2 commentaires

mai 15 2008

Dépit

Published by Benjamin Lemaire under Courtes

Nicolas Sarkozy menace les chômeurs qui refusent deux offres d’emploi de supprimer leurs allocations. C’était d’ailleurs une promesse de campagne. Ce n’est pas pour rien que Fadela Amara avait accepter un boulot à la con dans le gouvernement.

4 commentaires

Suivant »