mai 06 2008

Un an de Sarkozysme

Published by Benjamin Lemaire under Actualité, Politique

Ce soir à l’UMP c’est champagne et cotillons. Même si on sait que Nicolas Sarkozy ne devrait pas devenir, les militants accrochent déjà les banderoles et rassemblent les confettis.
Sarkozy, candidat c’était la rupture et la réforme. Sur le terrain de la rupture, autant dans le fond que dans la forme, le chef de l’Etat a surpris -trop parfois-, changer les traditions et s’est installé dans une non conformité qui lui a valu une chute vertigineuse de sa cote de popularité : on peut changer les choses, mais pas trop vite ont semblé vouloir dire les français qui seraient -selon un sondage de cette semaine- plus nombreux à voter Sarkozy si le premier tour arrivait aujourd’hui. Le style, qualifié de trivialement de bling-bling, est lui aussi définitivement en rupture avec ses prédécesseurs. Sous couvert de transparence promise, le Président montre et se montre –chose due-, il ne cache rien, pas même son salaire qu’il augment dès ses premiers mois de mandat, augmentation du pouvoir d’achat oblige. Le pouvoir est lui aussi en rupture et ça sera probablement l’un des grands changements de la réforme des institutions qui devrait amener là France en finir avec le régime parlementaire et aboutir à un régime présidentiel, à l’américaine. Sarkozy c’est aussi la rupture qui fait mal à l’opposition. C’est la rupture de la fracture gauche-droite tant critiquée par François Bayrou –qui n’est ni de gauche ni de droite ou alors pas tout le temps- avec l’ouverture de son gouvernement à des personnalités issues de milieux politiques différents.
Concernant les réformes, les français les ont jugé majoritairement nécessaires unes à unes, mais désapprouvent pourtant le Président. Pourquoi ? Sans aucun doute un énorme souci de communication de la part du Président qui a accumulé les bourdes publiques pour se tenir chaud. Quand on s’appelle Sarkozy et qu’on est un fin stratège de la communication, on n’a bien évidemment pas le droit à l’erreur. Néanmoins, les réformes annoncées sont lancées. Parfois timidement, parfois moins. Parfois urgente, parfois sur le long temps. Mais Sarkozy s’était surtout illustré pendant sa campagne par ses nombreux discours autour du pouvoir d’achat. C’est ce qui obscurcit aujourd’hui son image. Malgré la loi Travail Emploi Pouvoir d’Achat –la loi TEPA dite « paquet fiscal »-, les français sont loin d’être satisfaits. La raison est double : la crise économique arrivée quelques mois après le début du mandat de l’ex patron de l’UMP et surtout le fait que nombreux sont ceux qui se sont imaginer que leurs salaires allaient doubler. Contrairement à sa principale rivale de l’époque, speedy Sarko n’avait pas annoncé une hausse démesurée du SMIC mais une foule de mesures telles que la loi TEPA (votée), le RSA (en cours, réfuté par les socialistes), la hausse des minimums vieillesses et surtout la concentration des aides à ceux qui en ont en plus besoin. C’est probablement là que Sarkozy arrivera à long terme à prouver l’utilité de son action : en rééquilibrant les minima sociaux et les différentes aides en faisant sortir la société de l’assistanat laissée par mai 68 et en incitant à la reprise au travail. Le RSA est de ce fait la mesure la plus symbolique sur ce terrain.
Le bilan au bout d’un an n’est pas littéralement castrophique, surtout au vue des différentes analyses des apôtres de la social-médiocratie faites il y a un an. Finalement, la seule chose qui rassemble consensuellement politiques et journalistes aujourd’hui c’est qu’il reste quatre ans à tirer.

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avr 01 2008

Les socialistes tuent l’opposition !

Dans son point de presse hebdomadaire, Jean-Marc Ayrault (photo), président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, a annoncé son intention de déposer une motion de censure à la suite du refus du gouvernement d’organiser un vote parlementaire du la question du renforcement des troupes en Afghanistan. Oubliant que c’est Lionel Jospin en 2001 qui avait décidé l’envoie de troupe pour contrer Al-Qaïda, le maire de Nantes tente par tous les moyens de justifier son geste en arguant que c’est un moyen d’exprimer de « désaccord profond » des socialistes avec « la méthode et le fond de la politique du gouvernement et de ses orientations », rajoutant que Nicolas Sarkozy ne tient pas compte du vote sanction des français aux dernières élections. Plutôt que de parler de sujet de fond, le président du groupe socialiste préfère encore une fois jouer la démagogie et tente même de faire croire qu’il s’agit de « guerre de Irak ».
La motion devrait être déposée cet après midi à la suite des questions sans débat sur l’Afghanistan. François Fillon, Jean-Marc Ayrault, Bernard Kouchner, François Bayrou et quelques autres devrait s’exprimer.
Dans une UMP que l’on dit de plus en plus divisée de l’intérieur, l’issu de la motion de censure est peu prévisible, même s’il faut noter qu’une seule a été adoptée -en octobre 1962 contre Pompidou- dans l’histoire de la Ve République.

Jean-Marc Ayrault
Jean-Marc Ayrault en janvier dernier à l’Assemblée Nationale

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mar 18 2008

Dommage

Published by Benjamin Lemaire under Courtes

Bayrou manque un peu de pot et manque Pau de peu…

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fév 14 2008

Qui veut gagner une mairie ?

Résumé des épisodes précédents :
La nouvelle émission nationale à décrochages régionaux bat tous les records d’audiences depuis que plusieurs candidats, censés travailler en équipe, se lancent seul dans le jeu. Qu’importe, seul l’audience compte et le public tranchera.
Le premier prime s’est tenu le week-end dernier à Neuilly. Alors que l’épisode Paris passe presque inaperçu, UMProductions pert le contrôle de la situation suite à des comportements hasardeux de plusieurs candidats. La France ne parle plus que de ça : Martinon est prié de quitter l’aventure. Dans le même temps, Production Socialiste peine à clamer les ardeurs à Montreuil-sous-Bois où les candidats roses, rouges et verts ont bien du mal à se mettre d’accord. Sur les deux épisodes, le problème est le même : chacun veut gagner le gros lot –5 ans de vacances dans un magnifique bureau, avec assistante- pour lui tout seul. L’enjeu est de taille. Et quand il s’agit du plus gros centre de vacances français, le centre capitale, la bataille est d’autant plus acharnée.
Surfant sur la vague Neuilly-sur-Seine, François Lebel remets en question l’épreuve du parachute de Pierre Lellouche alors qu’ils s’étaient mis d’accords le 16 novembre dernier. Haute trahison clame ses amis ! C’était sans compter le soutien de quelques personnalités comme Christine Boutin, connue pour son rôle dans « Enfermé dehors ». Dans le même temps, le vainqueur de la dernière saison à Paris manigance avec le candidat Lyonnais, Gérard Collomb (lui aussi vainqueur de la dernière saison)., pour l’installation de voiture en libre service. Non en reste, François Bayrou, candidat de ModeMedia, propose d’installer des trottinettes électriques à Pau pour « pas faire comme les autres ».

Ce qu’il s’est passé aujourd’hui :
On savait qu’Anne-Marie Comparini était une « salope », on apprends hier que Bertrand Delanoë est un « tocard ». Françoise de Panafieu, dites Panaf’ par les fans, s’est aujourd’hui justifiée en affirmant qui tocard était un mot « sympathique ». Salope c’est méchant. Tocard c’est gentil. « Il ne faut pas aller dans la grossièreté » tempère la candidate bleue.
Le second rebondissement de la journée est dans l’épisode « Paris – 5 » : Jean Tibéri –sa femme Xavière et neuf autres personnes- a été renvoyé en correctionnelle pour l’affaire des électeurs fictifs. Bon joueur, l’arbitre a décider de ne pas poursuivre une prévenue, décédée depuis. La candidate rose, adversaire de Tibéri, Lyne Cohen-Solal -à l’origine de la plainte- s’est déclarée satisfaite. Voilà qui devrait faire pencher la balance des votes dans son escarcelle, elle qu’on voyait déjà gagnante.
On est toujours sans nouvelles d’Arnaud Teullé dont on a appris ce matin qu’il était à “disposition” de l’Elysée. Personne n’a compris ce que ça signifiais. Pas même lui. Certains craignent qu’UMProductions sanctionnent certains candidats qui ne respecent plus les règles établis. C’est dans cette esprit que la candidate parisienne bleue a réunit ses co-chefs et leur a fait signer une charte de bonne conduite pour le mois de jeu qui reste.

A suivre dès la semaine prochaine :
- Le déplacement du grand co-chef de l’équipe bleue, François Fillon
- L’hypothétique soutien du Dieu bleu, Nicolas Sarkozy
- Les pathétiques réactions de l’équipe rose, aussi discordante que possible.

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