juin 23 2008

Jeu concours

Published by Benjamin Lemaire under Courtes

La CGT pourrait prochainement lancer un jeu dans l’espoir de trouver de nouveau slogans. On sait par exemple que pour la fermeture de l’usine de tabac Altadis de Metz on pourrait trouver des pancartes tels que :
- Des chimios, du boulot
- Vos cancers font nos affaires
- Sans goudrons dans vos poumons, nous se fait du mourron
- Ne pas fumer tue

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mai 21 2008

Et voilà…

“Et pourquoi pas une plume dans le derrière” François Chérèque qui trouve toujours de bonnes alternatives au port du brassard en cas de grève.

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mai 15 2008

Démocratie particip’ active

Published by Benjamin Lemaire under Actualité, Politique

Ségolène Royal -vous vous rappelez, la négrière gauchisante auteure d’une prestation mémorable lors de la dernière foire aux présidents- a lancé il y a un mois son nouveau modèle de médiocratie participative : http://www.congresutileetserein.com/

Le site est bourré de questions. Les questions que le PS se pose. Je n’avais pas bien compris l’idée de la participation collaborative lors que Ségogol en parlait (on connaissait déjà la collaboration chez des anciens socialistes mais je crois que c’est encore autre chose). Maintenant c’est beaucoup plus clair : il s’agit simplement de faire bosser les autres à sa place et de dire que c’est le principe de la démocratie. C’est également un antéprincipe politique. Militant de gauche (ou presque), j’aimerais donc moi aussi participationner à la déconstruction du PS pour de nouveaux désirs d’avenirs.

0- Comment le congrès du PS peut-il être utile aux français ?
Déjà, notons que utile est une anagramme de « tuile ». Mais bon, étant dans un jour de grandes idées, j’en soumettrais deux : en n’ayant pas lieu ou en prononçant la dissolution du parti (il parait qu’Olivier Besancenot –le seul homme de gauche à croire à ce qu’il dit- se rallierait à ma cause)

1- Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?
Tentons de comprendre la question et traduisons.
« sortir du fossé » : gagner des voix
« Discours pseudo révolutionnaire » : tentative de prendre des voix à l’extrême gauche
« dans l’opposition » : on sait qu’on ne gagnera pas 2012
« conformisme économique au pouvoir » : le nom en –isme c’est toujours beau, économique c’est pas bien donc ça plaira et au pouvoir c’est pas bien, c’est la droite.

2- Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?
J’ai pas compris le début mais pour la fin c’est évident : faut prendre aux riches et donner aux pauvres. C’est ça qu’est bien.

3- Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
Bah, euh. Progresser c’est bien. Alors faut progresser comme les autres. Et voilà.

4- Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?
En gros il faut : baisser le temps e travail en augmentant la productivité, augmenter les salaires en augmentant la productivité, augmenter les charges sociales en augmentant les imports sur les sociétés. Ca en fait des augmentations… C’est un bon compromis une augmentation générale, non ? De toute façon, il n’en faut qu’un.

5- Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?
Alors, si ça c’est pas une question pour les syndicalistes… Placer travail, capitale, répartition, profit et contre-pouvoirs dans une même phrase c’est digne d’un OGM entre Besancenot, Arlette, Marie-Georges et Thibaut !

6- Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?
Faut botter le cul aux méchants patrons et prendre leur salaire quand ils sont méchants. Comme ça ils ne recommenceront pas. Et sinon on les vire et on met un employé à leur place. Comme ça, bah le patron c’est un employé et c’est lui qui se redistribue l’argent. C’est mieux.

7- Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
Un bon référendum et hoplà, tout est guérit !

8- Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?
La règle de trois et la règle graduée.

9- Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?
La démocratie participative ! Ca c’est une révolution la démocratie participative

10- Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?
Là encore ça sent la récupération des syndicalistes et des extrêmes
Il me semblait bien avoir oublié une notion dans la démocratie participative de Ségogol. Pour participer il faut comprendre les questions posées. Pour comprendre les questions posées il faut être énarque. Finalement tout s’explique. Et tout rentre dans l’ordre, comme avant.

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mai 09 2008

Mai 68 : 40 ans, et alors ?

A moins de vivre sur Mars, en Somalie ou en 1967, tout le monde sait qu’on commémore ce mois ci les 40 ans des « évènements » de mai 68. Ah. Mai 68, ce drame romanesque digne d’un coït entre Marguerite Yourcenar et Pierre Desproges bourrés, symbole de la rupture anti autoritaire de la gauche profonde. On a tout dit de mai 68. Que c’était une révolte villageoise, un mouvement prosaïque, une révolution culturelle… C’était avant tout un gros bordel médiatique orchestré par des syndicats qui montaient seulement en puissance c’est-à-dire l’inverse de ce que voulaient les étudiants et les ouvriers, les deux principaux acteurs de la mouvance. Mais que reste t’il de cette opération anti-iste enterrée par les plus jeunes et fièrement portée par les baby boomers ? Peut-on qualifier d’héritage soixante-huitard le refus d’autorité envers les curés, les patrons, les présidents, les profs et les parents ?

@ Défilé CGT/CFDT du 1er mai

Certes, mai 68 a marqué son temps principalement par l’effondrement du pouvoir en place qui amènera De Gaulle à dissoudre l’Assemblée Nationale et Mitterrand a tenté de récupérer le pouvoir lors du départ du général. Mais Sarkozy n’est pas De Gaulle. Il a prouvé à maintes reprises pendant un an qu’il ne prendrait pas exemple sur ces prédécesseurs et qu’il ne plierait pas aux actions sauvages de la rue. Au plus fort des manifestations, on compte moins d’un million de personnes dans les rues, et il convient de noter que 60 millions de français sont restés chez eux.

Pourquoi parle-t-on encore aujourd’hui de mai 68 ? Surement le mythe de cette révolution improbable qui a permit de faire vaciller le pouvoir. Probablement également est-ce les derniers rescapés soixante-huitard encore syndiqués qui arborent leurs idéaux dans la rue, soutenue par une jeunesse aveuglée de démagogie. Car sait-on encore pourquoi on va dans la rue ? Fait-on encore la différence entre le 1er mai, le 8 mai et le lundi de Pentecôte ? Que veulent réellement les petites cervelles néo-guevaristes estudiantines qui arpentent les rues deux fois par semaine comme on va à un cours de tennis ? Que peuvent bien avoir en commun ces nanard arnar’ qui arrêtent les grèves les vacances, les week-ends et les jours fériés –et stoppent les blocages à 17H30- avec la masse populaire solidaire qui a crocher-piéter le Général de Gaulle ? A l’évidence pas grand-chose pour ne pas dire rien. Mais c’est une tradition, les lycéens comme les étudiants doivent descendre dans la rue dans les beaux jours reviennent, histoire de laisser éclore les bourgeons de l’amour et de l’acnée dans les rues de France en attendant inexorablement la fin de l’année scolaire.

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